Il y a une disparition grandissante des insectes pollinisateurs à l’échelle planétaire.
Depuis 2013, l’association Selva s’est investie dans l’action « SOS Abeilles » à travers des film/débats, la fabrication et la mise en place d’abris sur des zones naturelles pour des essaims d’abeilles afin qu’elles redeviennent libres.
Plusieurs communes et organismes publics de la région PACA se sont déjà engagés dans cette action.
Un essaim d’abeilles noires suspendu à une branche en attendant de trouver un nouveau lieu de vie.
Depuis des siècles, les humains maltraitent les abeilles (apis mellifera) et pillent le fruit de leurs récoltes.
Avec l’agrochimie, la destruction de leurs habitats et des espaces naturels, c’est une des premières causes de leur dégénérescence et de leur disparition.
Les pollinisateurs pollinisent 80% du patrimoine végétal terrestre de la planète et 85 % des cultures produites par les humains.
Sans eux, cette vie serait impossible.
Pour que les abeilles puissent retrouver un équilibre, laissons les vivre « libres », loin des pollutions et du pillage.
La disparition d’espèces fait partie du cours naturel de l’histoire de la Terre.
Cependant, de nombreuses activités humaines, agriculture intensive, élevage, surexploitation des forêts, industrie, pillage de la mer, inflation immobilière, démographie accélèrent le rythme d’extinction, qui peut être jusqu’à 1000 fois supérieur au rythme naturel.
Une démographie démesurée :
En 1900, il y avait 1 milliard et demi d’humains sur terre, aujourd’hui bientôt 8 milliards, dont 55% sont au bord du gouffre, 25% dans la précarité et 20% principalement en occident, qui vivent dans le confort en exploitant une grande partie des 80% précédent et en pillant sans relâche les précieuses ressources du globe.
Les mers et les océans épuisés :
Ils produisaient 85% de l’oxygène indispensable à la vie.
A lui seul, le plancton qui est la base de la chaine alimentaire du monde marin en produisait 55% et captait 45% du co2 contenu dans l’air mais depuis 1950, il a subit une réduction de 40% à causes de certaines activités humaines.
La cadence avec laquelle dégénèrent certaines d’entre elles, accentue le pillage et la pollution du monde marin dont la production d’oxygène a déjà chuté de 35% en quelques décennies.
Phénomène dû à la surproduction d’oxyde de carbone, principale cause de l’acidification des mers et des océans et à l’origine de la disparition de nombreuses espèces végétales et animales.
Entre autres pollutions, celle du plastique est telle, qu’il forme déjà à lui seul le sixième continent avec des conséquences physiques et biochimiques désastreuses sur tout l’écosystème.
Des millions de tonnes envahissent d’immenses territoires terrestres et aquatiques, se décomposent en micro-particules, polluant la chaine alimentaire d’une multitude d’êtres vivants qui agonisent, dépérissent en s’intoxiquant et/ou étouffant.
Actuellement, 154 millions de tonnes de poissons sont pêchés chaque année, dont une très grande partie est transformée en farine pour l’aquaculture ou mélangée à d’autres farines animales produites avec des millions de tonnes de déchets d’animaux d’élevage trucidés sur place et dans les abattoirs.
Ces farines sont destinées à tous types d’élevage, même d’animaux herbivores et engendrent des conséquences biologiques désastreuses comme la tristement célèbre maladie de la vache folle…
Les problèmes de santé dus à la consommation d’animaux nourris avec ces farines sont évidement encore plus graves pour les humains qui sont en fin de chaîne alimentaire.
20% du génocide des 154 millions de tonnes de poissons est rejeté mort, sans être utilisé.
Les forêts bientôt plus qu’un souvenir.
A l’origine, les forêts primaires tempérées, humides et fropicales recouvraient 85% de la surface terrestre du globe.
Avec l’ensemble des végétaux terrestres, elles produisaient 15% de l’oxygène.
A cause des activités humaines, aujourd’hui elles représentent plus que 8% de cette surface qui abrite encore 55% de la biodiversité planétaire.
Sur les cinq continents, entre 2000 et 2012, 231 millions d’hectares de forêts (4,2 fois la surface de la France) ont été abattus.
Actuellement, la démographie et la frénésie des humains sont telles que 600 millions d’hectares de forêt (11 fois la surface de la France) sont entrain d’être réduits en déserts et zones arides qui mutilent déja 43% des surfaces continentales.
Et ça continue non-stop : 28 hectares à la minute, équivalent ± à 38 terrains de football.
Etc…
Hélas, la liste est longue, et une espèce animale ou végétale, terrestre ou aquatique est exterminée en moyenne toutes les 20 minutes.
La surface terrestre se désertifie à un tel rythme et la vie maritime est dans un tel déclin, que d’ici à 2050, plus de 50 % des espèces encore existantes et presque toutes les forêts auront disparu de notre planète et d’ici 100 ans, il n’y aura plus d’oxygène.
Les humains sont responsables de ces désastres écologiques sans précédent avec des problèmes majeurs comme la diminution du plancton et la disparition des pollinisateurs.
En effet, dans toute la biodiversité, les insectes pollinisateurs subissent en première ligne les conséquences de cette folie.
La destruction des milieux naturels, l’agriculture intensive, l’agrochimie, l’apiculture… provoquent leur disparition à l’échelle planétaire.
Il est regrettable que ce signal d’alarme soit considéré trop superficiellement.
A cause du manque de pollinisation, des populations humaines et animales subissent déjà des insuffisances alimentaires qui vont en s’accroissant et peuvent rapidement dégénérer en famines.
Vu la vitesse de destruction de la biodiversité, il est évident que tous les problèmes d’émigration, d’immigration, de santé, de désespoir, de disparition… qui en découlent, augmentent de façon exponentielle.
Triste réalité pour tant d’espèces végétales et animales de ce joyau que l’on appelle la terre.

